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LA FONDATION DU CHÂTEAU DE BEAUREGARD

Depuis la publication en 1952, dans Vallesia, d'observations archéologiques et d'un relevé du site, repris dans les éditions successives des Châteaux du Valais de Louis Blondel et André Donnet, en 1963 et 1982, l'histoire et les ruines du château de Beauregard ont encore été évoqués dans la monographie dédiée à Chippis par Michel-André Zufferey en 1972, rééditée en 1982. Mais la connaissance de ces vestiges demeurait embryonnaire. On n'en savait à peine plus que le chroniqueur Sebastian Münster qui, dans son ouvrage édité en 1545, assortissait ses propos d'une représentation schématique de «Périgard» sur une carte du pays. On retrouve la même silhouette chez les dessinateurs du XIXe siècle, comme les frères Raphael et Wilhelm Ritz. Mais qu'en est-il en fait de ce nid d'aigle réputé inexpugnable et pourtant pris une première fois en 1386 ou 1387, une seconde fois en 1416 ou 1417, incendié alors et abandonné définitivement ?

En 2005, alors que l'on commémorait partout en Suisse le centenaire de Patrimoine suisse, société de sauvegarde des biens culturels plus connue sous son appellation alémanique de «Heimatschutz», un membre du comité de la section du Valais romand, Monsieur Bernard de Preux, suggéra au soussigné, alors président de cette section, l'idée de lancer une investigation archéologique du site de Beauregard, histoire d'être une bonne fois au clair sur l'importance réelle de cette forteresse médiévale. L'assemblée générale tenue à Saint-Luc devait fournir l'occasion idéale de solliciter l'appui des autorités communales et bourgeoisiales du Val d'Anniviers, invitées à cette réunion. L'annonce du projet, répercutée par la presse, ne passa donc pas inaperçue. L'intérêt manifesté pour cette entreprise par tous les intéressés ne put cependant se concrétiser immédiatement. Divers préalables devaient être pris en considération et reportèrent à 2008 les premiers sondages sur le terrain.

D'abord, il s'agissait de réunir les fonds nécessaires à l'exécution des travaux devisés par le bureau TERA Sàrl, de Sion, dirigé par Madame Alessandra Antonini, archéologue médiéviste. La Fondation du château de Beauregard a été créée à cette fin. Le dynamisme et l'entregent de celui qui accepta d'en prendre la présidence, Monsieur Bernard Donzé, ont fait florès et les premiers pas ont ainsi été franchis. La Loterie Romande, par sa délégation valaisanne, les communes directement impliquées ou voisines ainsi que diverses fondations (notamment UBS Kulturstiftung, Nœgeli-Stiftung, Ernst Goehner Stiftung) ont répondu positivement aux appels de la Fondation. Les mêmes communes, soit Chippis, Anniviers et Sierre ont accepté d'être représentées au sein de cet organisme. L'engagement en faveur de cette initiative du directeur général d'Alcan Aluminium Valais SA, Monsieur Michel Lambert, a valu à la Fondation la cession de la partie indispensable aux fouilles de la propriété des usines de Chippis, qui s'étend à tout le versant en dessous et au- dessus de Niouc, ainsi qu'un appui financier. Il a fallu ensuite obtenir des autorisations cantonales tant pour le déboisement - en fait un modeste débroussaillage - que pour les travaux d'ordre archéologique, comprenant la sécurisation partielle du site et la consolidation des maçonneries conservées en élévation. La commune de Chippis, sur le territoire de laquelle se trouve Beauregard, donna son accord et le permis de construire fut délivré par le Secrétariat cantonal des constructions. Le Service des bâtiments, monuments et archéologie de l'État du Valais, par le biais de l'archéologue cantonal, Monsieur François Wiblé, a subventionné l'exploration archéologique. Initiatrice, la section du Valais romand de Patrimoine suisse, figure aussi parmi les donatrices. Les recherches proprement dites se sont étendues sur plusieurs campagnes, menées au cours de quelques semaines des étés 2009, 2010 et 2011, après les travaux préliminaires de l'automne 2008. D'emblée, l'importance du site a dépassé les simples espérances que permettait d'entrevoir l'étude de Louis Blondel.

Il reste, après la fin de l'exploration archéologique, à mener l'œuvre de réhabilitation du site à son terme, mieux même, à son véritable objectif, induit par les découvertes et par les consolidations des structures mises au jour. Il s'agira de couvrir les parties les plus fragiles sorties de terre ou débarrassées de leur déblais, puis de sécuriser le secteur afin de le rendre au moins en partie accessible à un large public, enfin de le doter de panneaux didactiques. De son côté, la commune d'Anniviers, en relation avec Valrando, a déjà commencé l'aménagement d'un accès facilité à l'éperon rocheux de Beauregard. Enfin, pour épauler la Fondation et stimuler la quête des derniers fonds indispensables, l'Association des amis de la Fondation du château de Beauregard, présidée par Monsieur Jean Bonnard, journaliste, a été mise sur pied. Il lui incombe de prendre en quelque sorte le relais en contribuant à une divulgation plus large de la notoriété que méritent les vestiges de «l'Imprenable» .

Gaëtan Cassina

Professeur honoraire de l'université de Lausanne

Vétroz, le 29 janvier 2015

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